mardi 27 septembre 2016

Perdita: The Life of Mary Robinson de Paula Byrne

Pour ceux qui aiment: Georgiana, Duchess of Devonshire d'Amanda Foreman

Chers lecteurs,

Pour démarrer ce billet, je vais vous demander un petit effort d'imagination:

Prenons donc une starlette (type Kardashian ou autre), plus connue pour ses tenues et ses coucheries de premier plan que pour son cerveau, qui deviendrait par la suite une figure emblématique de la scène littéraire, une des poétesse phare de sa génération, une auteure respectée et une féministe engagée et avant-gardiste. Difficile à imaginer, non? Et bien pourtant, vous tenez là le personnage de Mary Robinson, dite Perdita, figure anglaise passionnante mais un peu oubliée du 18ème siècle. Un oubli ici réparé par Paula Byrne, qui nous offre une superbe et très complète biographie de l'intrigante Perdita.

Née vers 1757 (comme toute précieuse qui se respecte, Mary était peu cohérente sur sa date de naissance), et mariée très jeune, Mary Robinson débute une carrière flamboyante en tant qu'actrice sous la direction de David Garrick. Remarquée en 1779 par le Prince de Galles, le futur roi Georges IV, dans le rôle de la pièce shakespearienne A Winter's Tale qui lui vaudra son surnom, elle devient maîtresse royale, muse des peintres et icône de la mode. Toute la couronne bruisse alors des amours du prince avec Perdita et les caricatures de l'époque n'ont de loin rien à envier à la presse à scandale d'aujourd'hui.
Lâchée par son prince, Perdita restera dans la lumière encore plusieurs années, connue pour sa beauté et son style sans pareil, ses relations amoureuses houleuses et ses engagements politiques. Puis des problèmes de santé la feront se retirer petit à petit du monde, pour se concentrer, avec succès, à la poésie et à la promotion de l'éducation des femmes.

Pendant non-aristocratique de Georgiana Cavendish, duchesse de Devonshire (dont la vie a inspiré le film The Duchess), qui a d'ailleurs soutenu financièrement Mary Robinson, Perdita est un personnage exceptionnel dont j'ai adoré découvrir la vie tumultueuse. 

Paula Byrne a fourni un impressionnant travail de documentation pour nous restituer une Mary Robinson au plus proche de la réalité. A travers sa vie, c'est également tout une époque que le lecteur découvre, des prisons pour dettes, aux peurs des Jacobins et des remous de la Révolution française, en passant pas la mode vestimentaire et les grandes figures de l'art et de la littérature comme Coleridge, Joshua Reynolds et Thomas Gainsborough.

Étonnement, j'ai trouvé la dernière partie sur la carrière littéraire de Mary Robinson un peu longuette (peut-être ai-je un penchant inavoué pour les ragots et la presse à scandale). Byrne ne cache pas son désir de voir l'importance de la production littéraire de Mary Robinson mieux reconnue. Si j'ai trouvé intéressant de découvrir une nouvelle auteure (nous rappelant ainsi que la littérature au féminin en Angleterre n'a pas commencé avec Jane Austen) ainsi que  la scène littéraire de l'époque, j'aurais presque préféré en apprendre davantage sur les engagements politiques et féministes de Mary. Il fallait cependant faire des choix dans la vie foisonnante de Perdita!

Mary Robinson par Joshua Reynolds, 1782
Un parcours de vie passionnant qui mérite d'être découvert. Dommage qu'il n'existe presque aucune source sur cette femme pleine de ressource en français... 
Et pour conclure, je prends les paris pour un Prix Nobel de littérature de Miley Cyrus. Qui me suit? ^_^

To Coleridge she was 'a woman of undoubted genius', to others she was simply 'the most interesting woman of her age'. She was in her time the darling of the London stage, mistress to the most powerful men in England, a renowned feminist thinker, and a best-selling author more famous for her poetry than Wordsworth.
But though she was one of the most flamboyant women of the late-eighteenth century, Mary Robinson's life was also scarred by reversals of fortune. After being abandoned by her merchant father, who left England to establish a fishery among the Canadian Esquimo, Mary was married, at age fifteen, to Thomas Robinson. His dissapated lifestyle landed the couple and their baby in debtors' prison, where Mary wrote her first book of poetry and met lifelong friend Georgiana, Duchess of Devonshire.
On her release, Mary quickly became one of the most popular actresses of the day, famously playing Perdita in The Winter's Tale for a rapt audience that included the Prince of Wales, who fell madly in love with her. She later used his copious love letters for blackmail. After being paralysed, apparantly after a miscarriage, she remade herself as a writer.
In this sparkling and authoritative biography, with its fascinating findings about Mary Robinson's close creative relationship with Coleridge, Paula Byrne describes a woman whose beginnings were the stuff of eighteenth-century urbanity, and whose latter life was the very type of Romantic myth-making: she wrote opium-fuelled poetry as Coleridge did, she expounded on the rights of women, and Godwin fell heavily for her charms. Her revealing story, therefore, is both remarkable and important for the way in which, uniquely, it epitomises the metamorphosis between two of the most influential sensibilities in British life, though and literature.

BYRNE Paula, Perdita: The Life of Mary Robinson, ed. Harper Collins, août 2011, 512p. 

vendredi 16 septembre 2016

Shortlist du Booker Prize


Avec quelques jours de retard, voici donc la shortlist du Booker Prize:


The Sellout de Paul Beatty (USA): Roman satirique et apparemment drôle malgré son sujet: la lutte pour les droits civiques aux USA. L'histoire d'un homme qui essaie de réintroduire l'esclavage à Los Angeles et la ségrégation dans les écoles. 

Hot Milk de Deborah Levy (UK): Un roman sur la relation compliquée entre une mère et sa fille, réfugiées dans un petit village de pêcheurs en Espagne afin de trouver une cure miracle à l'étrange et inconnue maladie de l'aînée. 

His Bloody Project de Graeme Macrae Burnet (UK): Seul roman policier de cette cuvée et surprise de cette sélection, His Bloody Project est un "novel about a crime" plutôt qu'un "crime novel" comme le dit son auteur. Burnet revient en effet sur l'affaire Roderick Macrae, un triple meurtre qui avait défrayé la chronique en Angleterre en 1869.   

Eileen d'Ottessa Moshfegh (USA): Eileen Dunlop jongle depuis des années entre son père alcoolique et son boulot de secrétaire à la prison des mineurs. A l'arrivée de la charismatique Rebecca, engagée comme conseillère à la prison, Eileen se réjouit d'avoir un peu de compagnie. Mais son amitié avec Rebecca va très vite la mener à transgresser toutes les limites de la moralité. 

All That Man Is de David Szalay (Canada-UK): Neuf hommes, d'âges différents, dans des pays différents, dont les vies vont se rejoindre pour offrir un kaléidoscope de petites nouvelles sur ce qu'est la masculinité aujourd'hui.

Do Not Say We Have Nothing de Madeleine Thien (Canada): En 1991, Ai-Ming, qui a fui la Chine suite à la révolution de Tiananmen, raconte à la jeune Marie l'histoire de la Révolution Culturelle en Chine à travers le parcours chaotique de trois musiciens, passionnés par leur art. 

copyright: Man Booker Prize

Une sélection très hétéroclite (mais totalement anglo-saxonne), avec des auteurs bien établis, comme Levy et un auteur qui fait ses débuts comme Moshfegh. Sans surprise, le jury présidé par l'auteur et historienne Amanda Foreman, a sélectionné des romans dont l'intrigue se déroulent dans le passé, mais également le très contemporain et masculin All That Man Is et même, fait rare, un roman classé policier avec His Bloody Project

Exit cependant les mastodontes A. L. Kennedy et J. M. Coetzee et The North Water de Ian McGuire qui me tentait pourtant bien. Je trouve personnellement cette sélection assez intriguante et, si je n'ai pas d'envies super pressantes, je pourrais me laisser appâter par ces 6 titres aux styles et aux thématiques originales. 

Et vous qu'en pensez vous?

Rendez-vous le 25 octobre pour les résultats. Pour le moment, Deborah Levy est en tête des paris....

mardi 30 août 2016

Petites envies de la rentrée littéraire 2016

Vous l'avez sûrement remarqué, ce blog somnole un peu en ce moment: un mini-Z de bientôt 10 mois qui ne me laisse pas une minute, des week-ends chargés, une tonne de travail. Bref, je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer au blog et je m'excuse d'ailleurs pour mon absence chez vous. Je reçois plein d'alertes de billets super tentants, que je n'arrive tout simplement plus à suivre.

Côté lecture, ma participation à un jury de l'essai dont je vous parlerai bientôt ne me facilite pas non plus la tâche. Tout l'été, j'ai lu des romans un peu (trop) intellos, des trucs sérieux quoi, et je dois dire que je me réjouis d'arriver au bout, lundi prochain, pour avoir enfin le temps d'attaquer la rentrée littéraire.

Voici donc mes premiers repérages parmi les 560 livres de cette rentrée, qui se complèteront sûrement une fois que j'aurai eu le temps de rattraper tous vos billets sur mon blogroll. Si vous avez des coups de coeur absolus, n'hésitez pas; partant avec une longueur de retard, j'ai besoin d'un bon défrichage ^_^



- La Valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia, ed. Albin Michel, 17 août 2016 (PALé): auteur que je n'ai pas encore lu malgré des titres plus attirants les uns que les autres. J'espère attaquer ma découverte avec cette nouvelle parution, pour enfin enchainer sur les autres par la suite?

- L'Homme au lion d'Henrietta Rose-Innes, ed. Zoe, septembre 2016: parce que j'avais beaucoup aimé Ninive

- Edmond (théâtre) d'Alexis Michalik, ed. Albin Michel, 1 septembre 2016: parce que j'ai adoré les deux pièces de l'auteur, Le porteur d'histoire et Le Cercle des illusionnistes et que l'attente va être longue pour cette nouvelle pièce jusqu'à sa tournée en Suisse

- La Trêve de Saïdeh Pakravan, ed Belfond, 25 août 2016 (PALé)

- M pour Mabel d'Helen MacDonald, ed. Fleuve, 25 août 2016 (PALé): dans ma PAL en vo depuis déjà bien trop longtemps

- La Vengeance des mères de Jim Fergus, ed. Cherche midi, 22 septembre 2016: pour un petit retour nostalgique vers mon adolescence et ma lecture de Mille femmes blanches

- Le bal mécanique de Yannick Grannec, ed. Anne Carrière, 25 août 2016 : dont le premier roman traine encore dans ma PAL, aie aie aie!

- The Girls d'Emma Cline, ed. Quai Voltaire, 25 août 2016: qui me tente a priori plus que California Girls de Simon Liberati... Mais je reste influencable ;-)

- Ada d'Antoine Bello, ed. Gallimard, 25 août 2016: encore un auteur qui traine dans ma PAL

- Anatomie d'un soldat d'Harry Parker, ed. Christian Bourgois, 25 août 2016: parce que je suis intriguée par la narration à partir d'objets

- Anna de Niccolo Ammaniti, ed. Grasset, 14 septembre 2016: à voir, pas encore complètement convaincue

- Anguille sous roche d'Ali Zamir, ed. Le Tripode, 1 septembre 2016: pour comprendre le buzz

- Station Eleven d'Emily St. John Mandel, ed. Payot et Rivage, août 2016

- Cartographie de l'oubli de Niels Labuzan, ed. JC Lattès, 24 août 2016

A tout moment la vie de Tom Malmquist, ed. Noir sur Blanc, 18 août 2016: malgré le sujet très glauque, un livre qui semble être traité avec beaucoup de justesse.

- Nous irons tous au paradis de Fannie Flagg, ed. Cherche Midi, 1 octobre 2016: parce que j'avais adoré le film Beignets de tomates vertes (sans avoir pourtant jamais lu le livre, peut-être faudrait-il que je me rattrape avant de lire cette suite???)

Voilà, n'hésitez pas à me donner des priorités, à me dire si je fais fausse route, à hurler votre amour pour votre chouchou etc etc etc. 


jeudi 11 août 2016

Blackout de John Lawton

Pour ceux qui aiment: Les aventures de James Bond de Ian Fleming

Printemps 1944: la vie à Londres se poursuit tant bien que mal, entre blackout et bombardements allemands. Nous sommes à quelques jours du grand débarquement et la ville est peuplée de militaires se préparant pour cette grande opération.
Frederick Troy, jeune inspecteur à Scotland Yard, tente de défendre la loi en ces temps exceptionnels. La guerre fauche des milliers de vies, mais Troy refuse de laisser des meurtres impunis. Un bras retrouvé par des enfants dans un quartier ravagé par les bombardements va très vite attiser sa curiosité... d'autant que le membre semble appartenir à un citoyen allemand.

Premier opus des aventures de l'inspecteur Frederik Troy, Blackout mélange tous les ingrédients du bon roman de divertissement: une enquête policière, des vilains espions, des personnages secondaires hauts en couleurs, un contexte historique passionnant et des conquêtes féminines jamesbondiennes [enfin j'espère que le côté décalé était voulu par l'auteur]. 

En fait plus roman d'espionnage que roman policier, cette première enquête de l'inspecteur Troy décrit de plus très bien le contexte de l'Angleterre en temps de guerre. A la suite de Troy, le lecteur découvre à la fois les abris du métro de la capitale où se réfugiaient les Londoniens, et les soirées festives organisées malgré la guerre et le rationnement. Le travail de l'auteur sur le style (lu en vo) et l'emploi d'expressions très "datés" participent également à nous plonger entièrement dans l'ambiance des années 40.  

Je ne suis généralement pas une adepte des séries policières, dont je trouve les héros souvent trop stéréotypés (j'ai nommé l'inspecteur alcoolo dépressif), mais j'ai ici beaucoup aimé le personnage créé par John Lawton. Troy est une jeune inspecteur, dont les origines bourgeoises et russes détonnent au sein de Scotland Yard. C'est un personnage intelligent et plein d'ironie, qui aurait pu être plus approfondi ici (comme tous les personnages d’ailleurs) mais qui est suffisamment intéressant et attachant pour qu'on ait justement envie de le retrouver dans d'autres aventures, histoire d'en apprendre davantage (objectif a priori réussi pour l'auteur donc.)

Malgré les quelques longueurs et incohérences, j'ai dans l'ensemble aimé cette lecture. L'intérêt du personnage de Troy et du contexte prennent au final le pas sur une intrigue une peu bancale. 

Le billet de Kathel sur le deuxième tome de la série m'a un peu refroidie, mais si je tombe dessus un jour, je tenterai probablement le coup.

Londres, 1944. La Luftwaffe donne son assaut final sur la capitale déjà exsangue et les Londoniens se précipitent dans les abris souterrains.
Au milieu du chaos, un bras coupé est exhumé par un groupe d'enfants jouant sur un site bombardé de l'East End.
Le sergent détective Frederick Troy, de Scotland Yard, parvient à relier cette découverte à la disparition d'un scientifique de l'Allemagne nazie. Il met au jour une chaîne de secrets menant tout droit au haut commandement des Alliés, et pénètre les mystères d'un monde corrompu, peuplé de réfugiés apatrides et d'agents secrets.

Livre lu dans le cadre du Blogoclub du 1 juin (et vous avez donc une idée du retard dans la publication de mes billets)

LAWTON John, Blackout, ed. Penguin, mai 1995, 416p.
LAWTON John, Black-out, ed. 10/18, avril 2015, 480p. 

jeudi 28 juillet 2016

Retour de vacances et Longlist du Booker Prize 2016

Après quelques longues semaines de silence, pour cause de vacances au soleil, je suis de retour avec une bonne dizaine de billets à rédiger sur mes lectures de l'été. Mais commençons par mon rendez-vous annuel avec le BookerPrize, qui a publié hier sa Longlist. Voici donc les 13 romans retenus par le jury, présidé cette année par Amanda Foreman, l'auteur de Georgiana, Duchess of Devonshire: 

The Sellout de Paul Beatty (USA): Roman satirique sur la lutte pour les droits civiques aux USA, sur la vie dans les ghettos noirs de Los Angeles et la condition des afro-américains en général. 

The Schooldays of Jesus de J.M. Coetzee (South Africa): Récit initiatique avec pour héros un petit garçon, Davíd, enrôlé dans une Académie de danse. Le livre est décrit comme une suite de Une enfance de Jésus, par l'auteur déjà double vainqueur du prix.  

Serious Sweet de A.L. Kennedy (UK): Une histoire d'amour qui se passe sur 24h à Londres et qui met en scène Jon et Meg, deux êtres au bord du gouffre mais qui luttent contre l'immoralité du monde. 

Hot Milk de Deborah Levy (UK): Un roman sur la relation compliquée entre une mère et sa fille, réfugiées dans un petit village de pêcheurs en Espagne afin de trouver une cure miracle à l'étrange et inconnue maladie de l'aînée. 

His Bloody Project de Graeme Macrae Burnet (UK): Seul roman policier de cette cuvée et surprise de cette sélection, His Bloody Project est un "novel about a crime" plutôt qu'un "crime novel" comme le dit son auteur. Burnet revient en effet sur l'affaire Roderick Macrae, un triple meurtre qui avait défrayé la chronique en Angleterre en 1869. 

The North Water de Ian McGuire (UK): La confrontation entre deux hommes, Drax, un alcoolique assoiffé de sang, et Sumner, un ancien chirurgien de l'armée désargenté, tout deux coincés sur un baleinier dans les eaux gelées de l'hiver arctique. 

Hystopia de David Means (USA): A la fin des années 60, Eugen Allen décrit une réalité alternative dans laquelle JFK n'a pas été assassiné, et où la nouvelle agence fédérale, la Psych Corps, s'occupe à grand renfort de drogue des vétérans du Vietnam revenus traumatisés de la guerre. 

The Many de Wyl Menmuir (UK): Timothy Buchanan décide de s'installer dans un petit village de la côte anglaise. Mais l'animosité des villageois le surprend et très vite, il se pose des questions sur les secrets qu'on essaie de lui dissimuler. Un roman qui renoue avec le genre gothique.    

Eileen d'Ottessa Moshfegh (USA): Eileen Dunlop jongle depuis des années entre son père alcoolique et son boulot de secrétaire à la prison des mineurs. A l'arrivée de la charismatique Rebecca, engagée comme conseillère à la prison, Eileen se réjouit d'avoir un peu de compagnie. Mais son amitié avec Rebecca va très vite la mener à transgresser toutes les limites de la moralité. 

Work Like Any Other de Virginia Reeves (USA): Dans les années 20s, Rosco T. Martin est un électricien compétent et amoureux de son métier. Mais quand sa femme hérite de la ferme familiale, il est forcé de tout abandonner pour se reconvertir en agriculteur. Tout bascule quand un jeune homme s'électrocute sur les lignes illégales tirées par Rosco. Il est alors arrêté et jeté en prison pour une peine de 20 ans. 

My Name Is Lucy Barton d'Elizabeth Strout (USA): Le récit d'une remise en question: celle de Lucy Barton, en rémission dans un hôpital après une courte opération. L'occasion pour elle d'interroger son enfance, son mariage raté, l'amour qu'elle porte à ses enfants et son désir d'écriture. 

All That Man Is de David Szalay (Canada-UK): Neuf hommes, d'âges différents, dans des pays différents, dont les vies vont se rejoindre pour offrir un kaléidoscope de ce qu'est la masculinité aujourd'hui. (Pfiouu, ça transpire la testostérone tout ça ;-)) 

Do Not Say We Have Nothing de Madeleine Thien (Canada): En 1991, Ai-Ming, qui a fui la Chine suite à la révolution de Tiananmen, raconte à la jeune Marie l'histoire de la Révolution Culturelle en Chine à travers le parcours chaotique de trois musiciens, passionnés par leur art. 






Comme vous le remarquerez, la cuvée est cette année bien moins ethnique que d'habitude. La diversité des genres et des thèmes me plait cependant et je lirais a priori volontiers The North Water de Ian McGuire, Eileen de Moshfegh ou Do Not Say We Have Nothing de Madeleine Thien, voire Serious Sweet de Kennedy qui semble être parmi les favoris. 


Et vous, que pensez-vous de cette sélection très anglo-saxonne? 

La shortlist sera annoncée le 13 septembre, avant le choix final prévu pour le 25 octobre.