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Affichage des articles du novembre, 2013

La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson

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Pour ceux qui aiment: Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher en plus "mâle"

Au crépuscule de sa vie, Bjarni Gíslason, un paysan islandais, fait le bilan des années écoulées et réalise qu'au cours de ces décennies, seules deux choses ont réellement compté. Son amour de la terre et sa passion dévorante pour Helga, avec qui il a entretenu une aventure aussi jouissive que destructrice. Dans une longue lettre, il revient sur ses événements et confesse ses sentiments à cette femme, objet de son amour impossible.
La Lettre à Helga est un roman court mais puissant, qui m'a emportée, dès les premières lignes, vers cette nature sauvage de l'Islande. A travers le récit de Bjarni, le lecteur découvre la vie des habitants de ces contrées dans les années 40, la rudesse et les difficultés du quotidien mais aussi la beauté et la passion de la terre. Car si La Lettre à Helga est souvent décrit comme une déclaration d'un homme à son amour perdu, Bjarni nous livre également i…

Dilemme en vue: deux ajouts à ma PAL vo

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Mr. Z est revenu hier soir d'Angleterre avec deux petits nouveaux pour ma (bon ok... notre) PAL. Les vacances de décembre approchant à grands pas, je pensais en embarquer un dans mon sac. Et oui, un seul vu qu'ils sont tous les deux de sacrés pavés: 784 pages pour le Donna Tartt et 832 pages pour The Luminaries. Ahem!  En paperback grand format, ça ne va pas le faire. 
Du coup, j'ai deux semaines pour me décider sur lequel emmener. Le dernier Donna Tartt dont le sujet me tente beaucoup, premier roman depuis plus de 10 ans par l'auteur du Maître des illusions (que j'avais aimé sans adorer en passant). Ou alors le Booker Prize 2013? Ambiance Nouvelle-Zélande du 19ème ou Amérique contemporaine et milieu de l'art? 
A savoir que je pars en Afrique du Sud (rien à voir donc) et que j'ai déjà prévu d'embarquer Zulu de Caryl Férey (à lire en fin de voyage pour ne pas trop flipper) et peut-être LesRacines du ciel de Romain Gary ou ou ou... j'hésite…

Les perroquets de la place d'Arezzo d'Eric-Emmanuel Schmitt

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Pour ceux qui aiment: le film Love Actually de Richard Curtis en plus hot
Les habitants de la très chic place d'Arezzo à Bruxelles présentent au monde et à leur voisinage une façade parfaite et consensuelle. Mais derrière les murs de leurs appartements se jouent des drames et des tromperies, faits d'amour, de dissimulation, de passion et de mensonges. Les masques vont peu à peu tomber suite à une simple lettre, envoyée à plusieurs voisins: "Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé tu sais qui". Quelques lignes qui vont être à l'origine d'une réaction en chaîne, semant à la fois amour et chaos autour de la place d'Arezzo.
Ce nouveau roman, qu'on annonçait comme une "anthologie littéraire de l'érotisme et des relations de couples", m'a tout de suite intriguée; déjà j'aimais beaucoup l'idée de départ et en plus, le thème ne collait pas du tout à l'image que je me faisais de l'auteur (dont je n'avai…

Parce qu'il n'y a pas que Kennedy....

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Tout d'abord, laissez-moi préciser que je n'ai absolument rien contre JFK; j'ai même apprécié depuis le début de la semaine les nombreux documentaires sur sa vie, son parcours et son assassinat. Je suis au point sur toutes les théories du complot, les analyses psychologiques de Lee Harvey Oswald et les tests balistiques. J'en profite d'ailleurs pour vous recommander le documentaire de Temps Présent diffusé hier soir sur la RTS (télévision suisse), que vous pouvez retrouver ici.

Après donc une semaine de Kennedy à toutes les sauces, aujourd'hui, 22 novembre 2013, jour du cinquantième anniversaire de l'assassinat politique le plus marquant de l'histoire (avis personnel, quoi que ceux de Lincoln ou de François-Ferdinand d'Autriche le suivent de près); bref, en ce jour, j'aimerais rendre un petit hommage à deux autres personnes dont on fête le cinquantième anniversaire de la mort: C.S. Lewis (décédé à l'âge de 64 ans) et Aldous Huxley (69 ans).…

Corpus Equi de Diane Ducret

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Pour ceux qui aiment: Choisie de Susan Richards

A l'adolescence, Diane Ducret fait une rencontre qui va changer sa vie: un cheval, nommée Zascandyl. Malgré la fatalité qui mettra fin à une passion hors norme et aux rêves d'une jeune fille, Diane Ducret retrouvera peu à peu le désir de vivre et d'honorer l'union sacrée qui unit, depuis des millénaires, l'homme et le cheval.
Il serait difficile de catégoriser Corpus Equi, à la fois témoignage d'un accident qu'une jeune fille mettra des années à surmonter, survol de la relation entre l'homme et sa plus noble conquête à travers l'histoire et la mythologie ou encore cri d'amour d'une cavalière à son cheval. Diane Ducret met ainsi en parallèle sa rencontre fusionnelle avec son étalon, Zascandyl, et les grandes légendes équines, de Bucéphale à Zingaro, en passant pas le cheval de Mahomet et les légendes vikings. J'ai trouvé cette construction dans la première partie du livre intéressante et, ét…

Le Malentendu d'Albert Camus

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Après de nombreuses années passées loin de sa famille, Jan, sa fortune faite, décide de revenir dans son village natal pour s'occuper de sa mère et de sa soeur. Il se présente à l'auberge tenue par les deux femmes comme un voyageur, espérant être reconnu et accueilli avec joie. Mais en voulant cacher son identité, Jan va mettre en marche une machine infernale. Sa soeur Martha et leur mère, abandonnées à leur sort, ont en effet mis au point un stratagème pour détrousser les clients de passage et les faire disparaitre. Le malentendu initial mènera-t-il Jan vers une issue tragique?
Je voulais publier ce billet jeudi afin de rendre hommage à ce grand auteur, dont on célébrait le 7 novembre le centième anniversaire. Débordée par le travail, je me rattrape enfin aujourd'hui. Pour cet anniversaire, j'ai décidé de lire Le Malentendu, une pièce en trois actes publiée en 1944 et jouée pour la première fois la même année au Théâtre des Mathurins. 
Si Camus avait l'intention …